Le Parisien.fr nous rappelle : "Le candidat Hollande n'avait pas de mots assez durs pour dénoncer la «TVA sociale» de Nicolas Sarkozy. Le candidat de l'UMP entendait alors relever de 1,6 point le taux normal. Son rival socialiste, désormais président de la République, ironisait sur une «TVA dite sociale» qu'il jugeait «injuste, inefficace et même inconséquente sur le plan du soutien de l'activité économique». La majorité s'était d'ailleurs empressée d'abroger celle instaurée par le gouvernement Fillon, une fois arrivée au pouvoir. Le 14 juillet, le président Hollande excluait encore de «recourir à la TVA» pour redresser les finances publiques. L'augmentation annoncée ce mardi offre donc un angle d'attaque rêvé pour l'opposition."

On ne peut que se réjouir de voir que la gauche, en définitive, tout en affirmant le contraire, donne raison à Nicolas Sarkozy : Elle allège les charges des entreprises et finance cet allégement par une hausse des recettes de la TVA.

Je tiens donc à remercier François Hollande et Jean-Marc Ayrault d'avoir ainsi donné raison à Sarkozy et à moi-même en adoptant les mesures qu'ils disaient écarter définitivement. Leur décision montre bien que cette mesure était l'une des meilleures possibles.

J'ai regroupé dans un long tableau les 22 mesures préconisées par le rapporteur Louis Gallois et les décisions finalement prises par le gouvernement de Jean-Marc Ayrault (cliquez ici : 2012_11_tableau_Gallois) :

On le voit, le financement principal se fait par la TVA. Comme l'avait voulu Sarkozy, comme l'avait préconisé Louis Gallois, comme je le souhaitais... Ont-ils tenu à me faire plaisir ?

Hé bien c'est raté.

C'est raté car si le crédit d'impôt profite aux entreprises, ce dont je me réjouis, elles n'en verront pas la couleur avant 2014. Combien d'entre elles auront alors fait faillite, alors qu'elles auraient peut-être survécu si l'allègement de charges avait été immédiat ?

C'est raté car ce crédit d'impôt ne profitera aux salariés que si leur patron le veulent bien. Alors que l'allègement de charges proposé par Louis Gallois, très équilibré, aboutissait à augmenter les salaires nets, en compensation partielle de l'augmentation de la TVA, à réduire les charges des entreprises, donc à améliorer leur compétitivité, et cela pouvait être mis en place en un trimestre (les déclarations de TVA des petites entreprises sont trimestrielles ; une planification bien préparée aurait permis de ne pas entamer la trésorerie de l'État).

 
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