Il y a quelques jours, dans les "débats" de France info, où traditionnellement un opposant à Sarkozy est "opposé" à une personnalité de gauche, le thème entretenu par les deux complices était : le peuple de France a majoritairement voté à gauche, Sarkozy infléchit sa politique à droite : il n'a rien compris.

Peut être.

Mais il y a autre chose, et là, ce n'est plus "peut-être", c'est une certitude, je suis le premier concerné.

D'abord le débat est biaisé par la politique nationale. Ici en Rhône Alpes, il s'est passé des choses graves. Au niveau intercommunal, nos représentants, de gauche comme de droite, nous ont invités à venir exprimer notre inquiétude face à des engagements non tenus par Jean Jacques Queyranne. Les professionnels concernés (dans le social par exemple)  pourront vous dire toute la difficulté qu'il y a à travailler avec la Région. Mais aucun débat n'a eu lieu sur ce sujet. Le débat est resté sur le niveau national : votez Queyranne pour voter contre Sarkozy.

Ensuite, ce sont majoritairement les électeurs de droite qui se sont abstenus, justement à cause de cette influence excessive de la politique nationale. Ils se sont abstenus pour voter contre Sarkozy sans voter Queyranne.

Nous avons été nombreux en 20007 à voter pour Sarkozy parce qu'il semblait incarner une volonté de bouger. Depuis la fin de Giscard, aucun responsable de droite n'avait osé proposer une politique de droite.
Tous ont dénoncé le poids excessif des prélèvements sociaux, qui plombent lourdement nos entreprises dans la compétition internationale. Mais, hors Sarkozy, aucun n'a eu le courage de proposer une réforme susceptible de retrouver un peu de compétitivité et Sarkozy a baissé culotte, n'a jamais lancé la réforme qu'il proposait.

Nous avons cru que Monsieur Sarkozy avait des idées, il n'a que des éclairs de génie, qui s'éteignent aussi vite qu'ils se sont allumés. Aucune constance. Les électeurs de droite ont reproché à Juppé/Chirac d'avoir reculé face à la rue alors qu'ils avaient la légitimité des urnes. Sarkozy renonce avant que la rue ne se soit exprimée. Les électeurs de droite sont "orphelins", ils ne se sentent plus représentés par leurs élus qui les ont trahis et continuent de les trahir.

S'il fallait voter aujourd'hui pour un nouveau président, je crois que je préfèrerais encore Dominique Strauss Kahn à Nicolas Sarkozy.

RESTE - T - IL UN LEADER A DROITE ?

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