On lit tellement de mensonges sur l'Etat d'Israël que j'ai très envie, depuis longtemps, de crier mon désaccord.
Un autre l'a fait à ma place, mille fois mieux que je ne l'aurais fait. Un Chrétien, Sud Africain, qui s'est battu contre l'apartheid.
Il faut vraiment lire sa déclaration (cliquez ici) !

Il est bon en effet de rappeler que l'Etat d'Israël a été construit sur les ruines de l'Empire Ottoman, avec la bénédiction de la communauté internationale, et que l'état palestinien n'a jamais existé.

Israël n'a pas volé des terres aux Palestiniens comme on le dit trop souvent : avant même la guerre de 14/18, des terres privées, achetées par les juifs ont constitué le sanctuaire du Ychouv (la communauté juive en Palestine). À la chute de l'Empire Ottoman, sous l'égide de la SDN, et sous mandat anglais, les Juifs ont continué cette politique d'acquisition de terres et d'immeubles, en toute légalité, sans violence.

Cela, il est vrai, a posé de graves problèmes. Moshe Dayan l'explique très clairement dans ses mémoires : les propriétaires (arabes) de ces terres les ont vendues sans se soucier de l'avenir de ceux qu'ils y employaient. Et ces paysans pauvres se sont retrouvés sans terre, sans travail. Mais qui en portait la responsabilité, leur patron ou l'acquéreur de la terre ?

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Il y a eu la guerre de 39/45. Les Juif se sont battus contre la politique Anglaise en Palestine, mais au côté des Anglais sur tous les fronts, quand le grand Mufti de Jérusalem Fayçal Al Husseini, cherchait à négocier avec Hitler...

Il y a eu l'indépendance, qui a vu le jeune état israelien envahi par ses voisins. Bien que mal armés, inférieurs en nombres, les juifs ont gagné, dans cette guerre, le droit à l'existence de leur état.

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1ère carte : zone du mandat britannique entre 1918 et 1949, 2ème carte : plan de partage de 1946 ; 3ème carte : plan de partage de 1947

 

Jamais les voisins d'Israël n'ont accepté la paix. Depuis 1947, Israël vit sous un régime de cessez-le-feu, face à des pays plus peuplés, pour certains riches de leurs ressources pétrolières, et dans lesquels périodiquement un dirigeant enflamme le peuple contre ce petit voisin dont le seul tort est de ne pas être musulman...
Il y a eu des dirigeants courageux, comme Anouar el Sadate ou Hussein de Jordanie, qui ont fait avancer la région sur le chemin de la Paix. Mais ils sont trop rares, trop seuls...

Nos élites reprochent à Israël son militarisme. Mais qu'ils relisent donc l'histoire, avant de condamner ce petit état qui ne peut survivre dans une paix précaire qu'en se préparant chaque jour à une guerre toujours probable !

Il y a une réalité israelienne, on doit vivre avec. Mais il y a aussi une réalité palestinienne :

J'en ai parlé plus haut, les premiers mécontents de l'installation israelienne, ceux qui ont perdu leurs terres, vendues aux Juifs, vivent une légitime colère, même si les Juifs n'en portent aucune culpabilité. De même, les réfugiés des guerres successives, qui ont été maintenus dans des camps. Et qui les a maintenus dans des camps, les Juifs ? Non, les correligionnaires !

Un prêtre Palestinien me disait : c'est normal, les pays arabes sont des pays pauvres, et l'intégration de ces réfugiés n'aurait pas été facile. Mais en 1947, Israël était encore plus pauvre, démolli par la guerre, et Israël a su intégrer ses réfugiés, après avoir perdu plus de la moitié des terres habitées par des juifs !

Si les Palestiniens vivent encore dans des camps, c'est exclusivement parce que les voisins d'Israël n'en veulent pas ! Ils ont maintenu ces réfugiés dans des camps depuis 1947. Plus de 60 ans ! Et ils ne veulent rien faire, aujourd'hui encore, pour les aider. Si les pays du golfe avaient donné autant d'argent pour l'installation de ces réfugiés que ce qu'ils en ont donné pour acheter des armes visant Israël, le problème palestinien appartiendrait au passé.

Si on veut agir en accord avec nos convictions humanistes, il ne faut pas jouer l'un contre l'autre, mais travailler avec l'un et l'autre pour garantir enfin la sécurité à Israël et des conditions de vie décentes aux Palestiniens.

"Tout est négociable" (Moshe Dayan)

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