Aujourd'hui, les analystes se sont succédés pour dire en substance : il ne faut pas que la Grèce sorte de la zone euro, cela donnerait un signal négatif aux marchés. Les pays endettés au sein de la zone euro finiraient par en pâtir.

Croyez vous donc que les financiers soient si bêtes ? Ils savent que la grèce représente une charge de dette énorme pour les pays européens (environ 1035 € par Français, ai-je entendu aujourd'hui). Si la Grèce reste dans la zone euro sans changer de politique, cette situation va s'aggraver, tout le monde le sait. Par quelle hypocrisie va-t-on nous faire croire qu'il vaut mieux continuer à descendre vers le fond du gouffre en faisant semblant de rien, plutôt que dire qu'on arrête là, reconnaissant officiellement cette situation dramatique qui, en réalité, n'échappe à personne ?

Pourtant, encore une fois, la solution n'est pas rester ou sortir de l'euro. Il faut se poser à nouveau la question : monnaie unique ou monnaie commune ?

Unknown

Crédit photo : RTL

Imaginons que demain la Grèce revienne au Drachme, avec la parité 1 Drachme = 1 euro.

Rapidement, cette parité devra être revue à la baisse, en accord avec l'ensemble des partenaires de la zone, afin de redonner à la Grèce l'oxygène qui lui manque. Pour un pays dont le tourisme est une ressource essentielle, cette nouvelle parité devrait redonner un souffle positif. Si, sous l'impulsion du tourisme, l'activité reprend, la Grèce pourra à nouveau envisager le remboursement de sa dette.

Dans tous les cas, il ne faut pas continuer à verser à la Grèce des chèques sans provisions, de l'argent destiné à couvrir... la charge de sa dette ! Rendons à la Grèce sa souveraineté monétaire ; M. Tsipras pourra ajuster sa monnaie aux besoins réels de son pays et perdra l'argument facile : c'est la faute des Européens si la Grèce va mal.

Retour au sommaire