Un débat ? Quel débat ? où ça un débat ?

Pour ce qu'en rapporte la presse, il y a deux monologues. D'un côté, des opinions et des arguments concernant l'identité nationale. De l'autre, des opinions et des arguments pour refuser tout débat.

Le refus du débat n'est pas une bonne chose. Car il y a réellement un problème de fond, et qu'il est urgent de le résoudre.

Quand j'étais gosse, on parlait déjà de l'immigration, mais dans d'autres termes qu'aujourd'hui. On parlait en particulier d'un «seuil de tolérance» qui, selon les sociologue, ne devait pas être dépassé, sous peine de voir l'assimilation devenir impossible. Suivant les sources, ce seuil était donné entre 10 et 15 %.
En 1966, il y avait déjà beaucoup de français d'origine algérienne, marocaine ou asiatique. Ils s'intégraient, non sans difficulté, mais plutôt bien. Sauf dans les «cités d'urgence», ghettos où  s'entretenaient rancœurs et communautarisme.

Cecile Duflot stigmatise le terme «issu de l'immigration. Elle a tort. Car il y a aujourd'hui un profond hiatus entre les jeunes français, quelles que soient leurs origines familiales, qui se disent, se pensent français, et ceux, trop nombreux, qui ont honte de leur nationalité française, et se raccrochent au pays d'orignie de leurs parents. Pour ces derniers, la France reste un pays d'immigration, qu'ils n'aiment pas, qu'ils méprisent ouvertement et souvent violemment. Ce sont eux qui se sentent, qui se disent, avec d'autres mot, issus de l'immigration.
J'ai observé quotidiennement ces comportements dans mon ancien collège, et j'ai vu de mes yeux que le racisme n'etait pas seulement le fait de jeunes français.

Quel doit être le comportement de la collectivité face à cette attitude de mépris souvent agressif, parfois violent ? Que signifie pour ces jeunes «être fançais» ? Que faire pour qu'ils souffrent moins et acceptent de s'intégrer à la collectivité nationale ? Voilà, à mes yeux, les enjeux de ce débat.

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