Théorie du genre ou non ?

Depuis longtemps, des associations nous alertent sur les risque de la "théorie du genre" qui serait enseignée à l'École. Au début du mois, le Ministre Vincent Peillon et  le Directeur de l'Enseignement, Jean-Paul Delahaye menaient campagne pour dire que ce n'était pas vrai. Où est la vérité ?

D'abord, de quoi parle la théorie du genre ?

La théorie du genre, c'est une vision un peu extrémiste de la vision égalitariste : homme femme, c'est pareil, c'est la culture qui fait de nous un homme ou une femme. Ainsi, un petit garçon a été transformé en petite fille. L'expérience, car c'en est une et elle est horrible, a été menée par un professeur (Pr Money) qui a ensuite exploité ceci pour bien montrer que le sexe de naissance et le sexe réel ne sont pas forcément la même chose.

En revanche, la victime de cette expérimentation, David Reimer, s'est suicidé en 2004 après avoir expliqué dans un livre (as nature made him, 1997) ce qu'était son Calvaire.

Pour les tenants de cette théorie, l'identité sexuelle ("je suis" un homme, une femme) doit être déconnectée de l'identité biologique. Puisqu'on constate que des hommes se sentent plus homme que femme et réciproquement, il faut l'accepter, et chacun a droit de choisir son genre.

Et ça va loin : si moi, né homme au niveau biologique, je choisis d'être femme, j'ai alors le DROIT d'être mère. Donc on doit me donner les moyens technique de l'être (GPA en particulier puisque je ne pourrai jamais porter un enfant en moi).

Qu'est-il prévu à l'École ?

 Je me souviens qu'il y a quelques années, la HALDE avait pointé du doigt certains manuels de SVT au motif qu'ils ne faisaient pas une place suffisante à l'homosexualité. Alors que l'objet du programme, ce n'est pas l'Amour humain, c'est la reproduction sexuée. En quoi l'homosexualité pourrait-elle citée ? Depuis quand les couples homosexuels sont ils capables de reproduction sexuée ? C'était un début. Sous prétexte de combattre les stéréotypes sexistes (noble tâche, mais il y aurait beaucoup de vrais problèmes à résoudre avant de s'attaquer à ce genre de détails), on est prêt à dire n'importe quelle énormité. Et ce genre de choses continue et s'accélère :

Un "think tank" a été créé sous la direction de Louis-Georges Tin pour évaluer les manuels scolaires et y traquer les stéréotypes sexistes. (source )

"Le sociologue Éric Fassin est très influencé par les travaux de l’égérie du mouvement queer, Judith Butler. À la rentrée 2011, il s’était félicité que certains éditeurs aient fait le choix d’introduire la théorie du genre dans les manuels de SVT (biologie) : "il s'agit des sciences de la nature, et pas seulement humaines : même la nature est enfin dénaturalisée. (....) On prend aujourd'hui conscience que même l'ordre des corps, des sexes et des sexualités n'est pas fondé en nature ; c'est l'extension du domaine démocratique aux questions sexuelles" poursuit-il."

C'est bien un homme en charge de mission auprès de l'Éducation nationale qui défend ici l'application de la théorie du genre à l'École.

 

Initialement, l'amendement Pompili prévoyait explicitement l'introduction de cette théorie dans la loi de rénovation de l'École. Barabara Pompili, suite à la forte mobilisation, a renoncé à présenter son amendement. En revanche, elle n'a pas renoncé à ses objectifs. Clairement, elle veut « continuer le combat, mais plutôt à travers des associations qui porteront le débat dans les écoles. » Vous avez bien lu "porter le débat dans les écoles". Comme si des enfants de moins de onze ans avaient la maturité pour débattre de ces sujets. Il s'agit là clairement de faire de la propagande politique auprès de nos enfants. C'est de l'endoctrinement. Des associations de la mouvance LGBT sont prêtes à poursuivre ce "combat" et sont d'ores et déjà investies dans la "formation" des enfants. Elles sont conventionnées avec l'Éducation Nationale dans ce but.

Par ailleurs, quand Laura Slimani, présidente des jeunes socialistes, dit "oui, le genre (sous-entendu la théorie du genre) ça existe, et nous allons l'enseigner à l'Ecole", ce n'est pas une rumeur, c'est une réalité bien tangible. C'était le 1er février 2014, devant le rassemblement des secrétaires de sections du PS.

Donc si la "théorie du genre" n'est pas officiellement à l'ordre du jours de l'Éducation nationale, on a ouvert les portes de l'École à des gens qui sont prêts à l'imposer à de jeunes enfants du primaire. Et ça, c'est une réalité ! C'est contre cette réalité, contre la pression maintenue par les militants de la théorie du genre que nous continuons à nous battre. Aucune forme d'extrémisme là-dedans ! Aucune rumeur à faire courir : Des faits, incontestables, qui nous inquiètent au plus haut point.

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