1 L'INFO DU JOUR

Je vous invite à consulter l'adresse http://www.nationspresse.info/?p=66697. On y trouve des choses intéressantes.

Je cite (en bleu) :

"Un sérieux soupçon de fraude pèse actuellement sur les données ayant servi de base à la thèse du réchauffement climatique. Un pirate a pénétré le système informatique du Climatic Research Unit (CRU) et aurait récupéré des courriels échangés entre chercheurs qui montrent que certains chiffres ont été falsifiés."

L’organisme scientifique victime de ce piratage, le Climatic Research Unit, est le centre d’études climatologiques de référence du GIEC, la principale caution scientifique des partisans du réchauffement climatique. Ce sont les données mesurées par ce centre de recherche qui servent depuis plusieurs décennies à toutes les études scientifiques menées dans le monde sur le possible réchauffement de la planète. (...)Le pirate a récupéré au total 72 documents et 1073 courriels appartenant à des scientifiques du CRU. (....) Le site internet RealClimate, animé par des scientifiques « pro-réchauffistes » de premier plan confirme d’ailleurs l’authenticité des messages.

(...) on découvre que les climatologues du CRU auraient modifié certaines données afin que la thèse du réchauffement climatique ne soit pas contredite.

Ainsi le 16 novembre 1999, Phil Jones écrit à l’un de ses collègues :

Je viens de terminer d’utiliser la combine Nature [la revue scientifique] de Mike qui consiste à incorporer les vraies températures à chaque série pour les 20 dernières années (çàd depuis 1981) et depuis 1961 pour celles de Keith’s afin de masquer le déclin.

Le déclin dont il est question ici pourrait s’agir du déclin de la température qui irait bien sûr à l’encontre du réchauffement climatique.

D’autres courriels sont encore plus explicites. Dans l’un d’entre eux, l’un des scientifiques fait part de ses doutes quant à la thèse réchauffiste :

Le fait est que nous ne savons pas expliquer l’absence de réchauffement actuellement et que c’est ridicule. Les données du CERES publiées dans le supplément d’Août BAMS 09 en 2008 montrent qu’il devrait y avoir encore plus de réchauffement : mais les données sont sûrement fausses. Notre système d’observation est inadapté.

 

Le directeur du CRU Phil Jones

Le directeur du CRU, Phil Jones

Afin de dissimuler leurs doutes et ces incohérences, ces climatologues auraient eu recours :

  • à la suppression de données, à l’époque où ils étaient menacés par une loi américaine les obligeant à révéler leurs mesures brutes :

Peux-tu effacer tous les emails que tu as échangés avec Keith re AR4 ? Keith fera pareil. Peux-tu également écrire à Gene et lui dire de faire de même ? On dira à Caspar de faire pareil.

  • à la falsification de données pour tenter notamment d’occulter l’Optimum climatique médiéval, c’est-à-dire la période du Moyen-Age au cours de laquelle la température était plus élevée qu’aujourd’hui :

…Je pense que le fait d’utiliser une période de 2000 ans plutôt que 1000 répond au problème soulevé précédemment par Peck concernant le mémo, et que ce serait bien pour essayer de « contenir » le soi-disant « OM » [Optimum Médiéval].

  • à des pressions sur des revues scientifiques publiant à la fois des études pro et anti réchauffistes :

Je pense qu’il va falloir cesser de considérer « Climate Research » comme une revue légitime. Peut-être devrions-nous encourager nos collègues de la communauté de la recherche climatique de ne plus soumettre d’article à ce journal ni citer d’articles de ce journal. Nous devrions aussi envisager d’en parler à nos collègues plus raisonnables qui siègent au comité éditorial… Qu’en pensez-vous ?

Le travail d’un scientifique consiste entre autres à dégager une tendance générale, une théorie, une loi à partir de données expérimentales. Les chercheurs du CRU auraient donc fait exactement l’inverse : partir de leur propre théorie, de leurs propres sentiments, pour arriver à des données, en l’occurrence leurs propres données, retravaillées pour qu’elles correspondent à ce qu’ils cherchent à démontrer.

2 POUR MEMOIRE

J'ai tendance à croire que toute cette affaire est vraie. Souvenez vous de l'affaire du "sceptical environmentalist". Un des dirigeants de greenpeace (Bjon Lomborg) étudie les travaux de Man réputés prouver que le climat se réchauffe avec une caractéristique "en crosse de hockey" (la même que présente Al Gore.) Et cet écolo prestigieux mais honnête se rend compte qu'il y a des erreurs, si ce n'est des malhonnêtetés, dans les données utilisées par Man. Il ose le dire et l'écrire.Un statisticien du nom de Mac Intyre (à moins qu'il ne s'agisse de l'autre Mac dont j'ai oublié le nom, Kitrick ?) met en évidence que la méthode de reconstitution utilisée donne nécessairement un graphe "en crosse de hockey".

Aussitôt, le monde écolo-scientifique leur tombe dessus à bras raccourcis. On n'a pas le droit de contester l'idée même du réchauffement climatique d'origine humaine. Pour soutenir la thèse de cette origine authropique, on a le droit de se tromper, voire d'occulter des données connues, mais on n'a pas le droit de faire part de sa propre analyse, aussi scientifique soit-elle, si elle ne va pas dans le bon sens.

3 MON ANALYSE "SCIENTIFIQUE"

Je suis de formation scientifique, et amoureux de la montagne, j'ai cru un temps en cette origine anthropique dont, à l'époque (jusque vers 2001) on ne parlait que dans des revues un peu spécialisées. J'ai donc cherché à comprendre sur quelles bases on avait établi l'origine humaine du réchauffement climatique. Je n'ai pas encore trouvé.
A l'inverse, en cherchant cela, j'ai trouvé comment on établissait que le Soleil en était la source principale. Je m'en vais vous l'expliquer brièvement (ce qui n'est pas évident : voir donc le livre Histoire solaire et climatique de Elisabeth Nesme-Ribes et Gérard Thuillier, où cela est expliqué en détail).

comment connaît-on l'activité solaire passée ? L'énergie solaire (photons mais aussi particules) interagit avec certains atomes de notre atmosphère et donne naissance à des isotopes radioactifs de quelques atomes naturels. Il y a le carbone 14, mais aussi d'autres (le Berylium en particulier).
En mesurant la concentration de ces isotopes radioactifs dans les carottes de glace, on peut connaître l'activité solaire depuis plusieurs dizaines de milliers d'années.
Par ailleurs, depuis plusieurs siècles, un relevé systématique des tâches solaires a été effectué par les astronomes.
comment peut on reconstituer le températures passées ? Il y a plusieurs méthodes. L'une d'elle (ma préférée) se base sur la concentration en oxygène 18, isotope lourd de l'oxygène, dans le sédiments marins et dans les carottes polaires. On appelle cela le "thermomètre isotopique". Le gros avantage de ce système, c'est qu'il offre une vue globale de la température dans l'hémisphère considérée. il effecte une moyenne naturelle entre la Sibérie, l'Europe de l'ouest et l'Amérique du nord. Il est beaucoup plus fiable que la dendochronologie (étude des cernes de croissance des arbres), entachée d'erreurs de principe (en cas de sécheresse, les cernes sont minces bien qu'il fasse chaud...) et trop "locales", donc incapables de cerner (sans jeu de mots) la globalité des températures d'un hémisphère.

Exemple : on distingue assez clairement sur cette reconstitution par rapport à un carottage réalisé au centre du Grœnland, l'optimum médiéval (entre le 10ème et le 14ème siècle), le "petit âge glaciaire" et on distingue un peu moins nettement la remontée récente à l'échelle géologique des tempétatures. (source :http://www.meteorologic.net/donnees-paleoclimatologiques-reconstruction-anomalie-temperature-hemisphere-nord-zone-extra-tropicale-depuis-an-837.php )

T__GISP2

Même exemple mais à une échelle plus détaillée  (source :
forages glaciers d’un km de profondeur dans les glaciers du Groeland du projet Greenland Ice Sheet Project (GISP2) http://skyfall.free.fr/?p=1  ) :

T__groenland2

on distingue assez clairement les mêmes éléments que précédemment, on distingue un peu mieux les 150 dernières années.

Pour les sédiments marins :

T__surface_oc_an

source :
http://www.marshall.org/images/page-spec/Fig4Arctree.gif.

On retrouve une assez bonnes corrélation avec les mesures effectuées au Grœnland.

Que peut-on tirer de ces mesures ? Le résultat le plus impressionnant (et le plus difficile à expliquer) est celui-ci : la température globale de la Terre est fortement corrélée à la durée des cycles solaires (taux de corrélation de 95 %)

T__et_cyles

(Source : http://www.libertarian.nl/NL/archives/slide0210_image010.jpg)

Pour ce que j'en sais, aucun modèle climatique du GIEC n'arrive à un aussi fort taux de corrélation (92 %) :

T__for_ages

 

(Source : http://www.harvardmag.com/mj98/rightnow.html)

En particulier, par le seul fait de la combinaison des cycles de Schwabe, de Gleisberg et de Suess, on peut s'attendre à voir la température terrestre continuer à progresser jusqu'à 2040 puis redescendre brutalement à des valeurs inférieures à celles des années 1970 (où on craignait, au contraire, un refroidissement excessif !).

voir : B_influence_Soleil

5 MON ANALYSE POLITIQUE

Bien souvent, les membres du GIEC accusent leurs détracteurs d'être à la solde de intérêts économiques de quelques trusts qui auraient intérêts à masquer la réalité de l'action de l'homme sur le climat pour continuer à "faire du fric". Les chercheurs privés ne seraient pas fiables.

A l'inverse, les chercheurs du GIEC sont eux aussi juges et parties. En effet, leurs recherches (publiques) sont financées par le contribuable. Le contribuable acceptera-t-il qu'on continue à dépenser des sommes exorbitantes (voir l'article en lien) pour étudier un problème qui n'est peut être pas si grave ? Ils ont tout intérêt à forcer le trait.

Je n'accuse ni les chercheurs privés d'être à la solde de puissances financières, ni les chercheurs publics de mentir pour conserver leur fromage. Mais que les gens du GIEC commencent, de leur côté, par accepter que les scientifiques qui ne sont pas d'accord avec eux ne sont ni incompétents ni malhonnêtes.

Tous les scientifiques ci-dessous sont convaincus que l'action de l'homme sur le réchauffement climatique est négligeable ou n'est pas clairement démontrée :
Professeur Timm ball, du département de climatologie de l'université du Winnipeg,
Professeur Nir Shaviv de l'institut de physique, à l'université de Jérusalem,
Docteur Roy Spencer, responsable de l'équipe satellite météo à la NASA,
Professeur Patrick Michaels, docteur es sciences de l'environnement à l'université de Virginie
Professeur Philippe Stott, du département biogéographie de l'université de Londre
Professeur Paul Reiter, membre du GIEC et de l'institut Pasteur
Professeur Richard Lindzen, membre du GIEC et du Massachusset Institute of Technology.
Professeur John Christi, du GIEC
Professeur Allègre, ancien directeur de l'Institut de physique du Globe
Professeur Ian Clark, Département des sciences de la Terre à l'université d’Ottawa

Ces gens-là seraient ils donc tous incompétents et malhonnêtes ?

5 CONCLUSION

Ma conviction est simple :

Il y a un réchauffement climatique. Pour l'essentiel, il est d'origine naturelle, même si on n'en comprend pas trop le mécanisme : il y a une excellente corrélation entre un paramètre naturel et la température globale constatée sur Terre.

Dans l'atmosphère, il y a une concentration croissante de polluants. Il faut travailler à stopper cette croissance. C'est urgent, c'est vital pour les personnes fragiles (personnes âgées, asthmatiques).

Mais il ne faut pas dire : les scientifiques ont démontré que le réchauffement climatique actuel est d'origine anthropique : les scientifiques ne sont pas d'accord entre eux sur ce diagnostic.

Si demain, ( en 2040) comme j'en suis convaincu, la température terrestre se remet à baisser, les scientifiques passeront pour des charlots. A cause des journalistes qui auront trop donné la parole à une minorité agissante.

Voir aussi : http://www.fao.org/docrep/007/y5028f/y5028f03.htm

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