Pour huit Français sur dix, il est clair qu'il faut changer de Président. La question se pose en effet : Qui mettre à la place ?

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Depuis les années soixante-dix, une tendance lourde se développe : la multiplication des candidats potentiels et l'éclatement des opinions entre des choix de plus en plus difficiles à concilier. 

Il y avait autrefois une vision globale du monde. Qu'il s'agisse du Socialisme, du Libéralisme, du Chritianisme, l'Homme adhérait à une idéologie qui pronaît quelques grandes lignes d'organisation sociale, dans le cadre desquelles les dirigeants avançaient avec un certain pragmatisme. Dans chaque camp, un homme incarnait cette idéologie et le choix semblait simple. La disparition de ces idéologies a permis l'émergence de nouveaux cadres de pensées, tout aussi rigides, mais qui, ayant perdu leur globalité, ont par là-même perdu leur capacité de rassemblement. 

il semble loin le temps où les Socialistes soutenaient le candidat du parti sans se poser de question, même lorsque le plus populaire d'entre eux (Michel Rocard) se faisaient évincer par un nouvel arrivé, politicard magouilleur de sincérité douteuse (François Mitterand).

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source : politique.net

Il semble loin le temps où les gens de droite soutenaient un centriste (Valéry Giscard d'Estaing), arrivé au pouvoir grâce à la trahison d'un Gaulliste (Jacques Chirac)....

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source : France-Info


Aujourd'hui, pour les gens de droite, la ridicule multiplication des candidatures aux primaires montre l'absence de vision commune de ce courant de pensée. Être de droite n'a pas la même signification pour Bruno Lemaire ou Alain Juppé, pour Hervé Mariton ou Nicolas Sarkozy. Et tant que la droite ne se décidera pas à définir ce qu'elle est, au risque effectivement de retomber dans une "idéologie", elle continuera de se déchirer sur des détails.

Aujourd'hui, pour les gens de gauche, les repères sont perdus. Entendre dire "être de gauche c'est aussi savoir affronter la réalité", défendre les entreprises, s'attaquer aux domaines règlementés comme la pharmacie ou les taxis, privatiser le service public, ça vous perturbe les militants !

Une idéologie est souvent un système de pensée fermé et par là-même un obstacle à l'innovation. Je ne souhaite pas un retour à une idéologie, quelle qu'elle soit. Mais pour permettre le retour à une vision globale permettant d'organiser la démocratie autour de choix clairement identifiables par le Peuple, il faut que les grands partis définissent un corpus d'idées générales définissant ces choix, sans entrer dans les détails, ces derniers devant être réglés avec pragmatisme par les élus du Peuple.

Revenons donc à la question : qui, pour mettre à la place de Sa Suffisance François Hollande ? Citer un nom, dans le contexte actuel, ne peut que participer à la division. Il serait préférable, à mes yeux, que les partis politiques clarifient ce qu'ils ont de réellement spécifiques, et qui soit largement partagés par leurs militants. Ceci étant posé, le candidat soutenu par le parti, et non le candidat du parti, sera celui dont la vision sera la plus proche de celle du parti. Et le Peuple tranchera.

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