Le réchauffement climatique est une réalité. Les questions qui me viennent naturellement sont les suivantes :

- quelles en sont les causes,

- quelles en sont les conséquences ?

- que doit-on faire face à ces réalités ?

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source : terre sacrée.org

Les causes ne sont pas vraiment identifiées. Pour de nombreux scientifiques, l'homme est la cause première à travers la pollution atmosphérique, et ses gaz à effets de serre. Pour d'autres, parmi lesquels d'éminents climatologues de compétence reconnue, l'influence de l'homme sur le climat est, à ce jour, nulle ou quasi nulle. On est donc ici dans l'opinion, par dans la connaissance scientifique. On ne connaît donc pas les causes du réchauffement climatique.

 

A-t-on vraiment identifié les conséquences du réchauffement climatique ?

 

- le réchauffement lui-même, de moins de 0,7°C en deux siècles, est difficile à quantifier précisément. Certaines stations météo du début du siècle sont passées -sans se déplacer- de la campagne à la ville, constatant ainsi un écart très local dû à l'activité humaine. Le "thermomètre isotopique" est peut-être le meilleur indicateur, et il a l'avantage de moyenner la mesure sur l'ensemble d'un hémisphère terrestre. Donc, gardons cette valeur de 0,7°C (source : wikipedia).

Une variation aussi faible d'un  paramètre qui a une variabilité naturelle locale de 70 °C (100 fois plus) voire 110 ou 120°C au niveau mondial n'est pas un problème en soi. On approche à peine le seuil de perception de l'homme (en passant d'une pièce à chauffée 20°C jusqu'à une autre chauffée à 21 °C, peu de gens sentent vraiment la différence de température).

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(source)

 

- Autre conséquence : une très faible remontée du niveau des mers , inférieure à 30 cm depuis deux siècles (source). Et, comme pour la température, cette estimation est fondée sur une reconstitution imprécise du passé. Car comment mesurer la hauteur moyenne quand les variations sont de l'ordre du mètre toutes les dix secondes (houle) associées aux marées, dont l'amplitude varie d'une semaine sur l'autre ? En tout état de cause, avec 30 cm, on est très loin du raz de marée qui aurait déjà entraîné des milliers de refugiés climatiques.

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source : philippebareille.com

- Conséquence contestée : l'augmentation de la fréquence ou de la violence des phénomènes climatiques est loin d'être une certitude. L'équipe du GIEC qui avait travaillé sur ce sujet avait conclu à l'absence d'effet visible. Le rapport final (public) a donné une autre conclusion, entraînant la colère et la démission de certains membres de l'équipe qui avait réalisé le rapport technique (non public).

- Enfin, dernière conséquence du réchauffement : un léger réchauffement est globalement favorable à l'agriculture. Nulle part au monde on ne s'amuse à refroidir pour faire pousser des végétaux. A l'inverse, on chauffe les serres pour produire plus. Il n'y a pas aujourd'hui de culture devenue impossible à cause du réchauffement climatique. La désertification du Sahara est parfois attribuée au réchauffement climatique. Il ne faut pas oublier qu'il y a plus de 2000 ans que le désert du Sahara grandit. Ce n'est pas à cause de la pollution des deux derniers siècles !

Face à un problème, je ne connais que deux solutions.

- agir sur les causes

- s'adapter aux conséquences qu'on ne saura pas éviter.

Or aujourd'hui, face à un problème dont on ne connaît pas les causes, dont on ne connaît aucune conséquence négative grave, réelle et démontrée, on voudrait nous imposer des mesures graves, lourdes de conséquences, sans savoir si elles résoudront les problèmes que nous n'avons pas identifiés. On marche sur la tête !

Il faut cependant lutter contre la pollution atmosphérique car il y a bien plus grave que l'éventuelle influence de cette pollution sur le réchauffement climatique. 

Observons par exemple l'évolution du gaz carbonique (CO2) dans l'atmosphère :

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(soucre : http://popularlogistics.com/2013/05/atmospheric-co2-400-ppm/lawdome/)

 

On voit nettement que la hausse du taux CO2 dans l'atmosphère s'accélère depuis deux siècles. A ce rythme, on approchera 0,1 % dans moins de cent ans. Cinq fois le taux naturel. Par ailleurs d'autres polluants extrêmement toxiques suivent la même évolution (Les oxydes d'azote NOx, le monoxyde de carbone CO, le méthane CH4...).

Il y a déjà plus de dix ans que cette pollution représente un problème majeur de santé publique. Il n'est pas question ici des effets lointain d'un éventuel réchauffement anthropique, mais de 7 millions de décès par an qui, aujourd'hui, sont dus à la pollution (source : le Point).

Au-delà des problèmes respiratoires, de cancers ou d'allergies, il n'est pas exclu que la pollution favorise le développement de bactéries pathogènes. En laboratoire, on constate que la légionelle se développe mieux à partir d'un certain seuil de CO2 (2,5 à 5%, selon microbe-edu.org), dans la nature, on voit que cette bactérie se développe mieux en région Parisienne (pollution) qu'en Provence (là où pour des raisons climatiques on dispose d'un fort parc de tours aéroréfrigérantes). source ici. Inconnue en 1975, la bactérie a tué au moins 59 personnes en France pour la seule année 1999 (source caducee.net).

Revenons à la simple pollution atmosphérique : ses origines sont connues, certains effets catastrophiques sont avérés, et pourtant cette pollution croit à une vitesse préoccupante.

Donc, oui il faut réduire l'émission de gaz polluants dans l'atmosphère, oui, il faut essayer de développer les biocarburants (qui ne rejettent dans l'atmosphère que le CO2 initialement retiré de l'atmosphère par la plante), oui il est urgent de développer les ressources énergétiques non polluantes pour l'atmosphère (énergies renouvelable, nucléaire). Mais n'allons pas prendre le risque de passer pour des charlots aux yeux des générations futures en justifiant toutes ces actions par un phénomène dont on ne connaît pas la cause, ne cherchons pas à nous adapter à un problème aujourd'hui inexistant.
 
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