Des centaines de morts dans la bande de Gaza, des pluies de roquette sur Israël. La guerre bat son plein.

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crédit photo : Echoway

Israël cheche à limiter le nombre des victimes . Tous les moyens sont bons pour informer la population concernée par un bombardement : largage de tract, envoi de SMS, appels téléphoniques. A ma connaissance, c'est la première fois dans l'histoire de toutes les guerres qu'un belligérant dise : "attention, il y a un objectif stratégique près de chez vous, nous allons le bombarder, quittez votre maison". Ma mère et mes grands Parents ont connu le bombardement de leur ville par les américains, qu'ils attendaient comme des sauveurs. Les Américians ne les ont pas prévenus ! A l'inverse d'Israel, le Hamas pousse sa population au Sacrifice. Ce n'est pas la première fois qu'une armée utilise la population civile pour protèger ses armes, mais cela me choquera toujours.

 

Si on veut un retour à la paix, il y a quelques points majeurs à ne pas oublier

1) Israël veut la paix, mais pas à n'importe quel prix. Israël est un pays démocratique, et les opposants à cette guerre s'y expriment librement. Les "faucons" aussi, ainsi que ceux qui rêvent d'un Eretz Israel étendu bien au-delà des frontières actuelles.

2) Le Hamas veut la guerre, à n'importe quel prix.

3) Le Fatah veut la paix, mais pas à n'importe quel prix. Il ne veut pas se heurter de front au Hamas. Il ne veut pas brader les droits du Peuple Palestinien.

4) Israël ne peut pas accepter un simple retour aux frontières de 1967. La crise Syrienne, la situation en Irak, montrent que la zone est encore instable et qu'une nouvelle guerre entre états est toujours possible. Israël dans ses frontières de 1967 serait trop fragile, trop difficile à défendre. La guerre de 1967, voulue, et préparée par les pays arabes coalisés autour de Nasser, a été gagnée par Israël : les juifs y ont gagné une petite marge de sécurité, ils n'accepteront jamais de revenir là-dessus. On ne peut que les approuver

5) Dans la situation actuelle, la Palestine est une mosaïque ingérable. La bande de Gaza est une zone surpeuplée, où la place manque pour y développer des activités économiques nouvelles, la Cisjordanie n'a pas d'unité territoriale. Or, les Palestiniens ont le droit de maîtriser leur destin à l'intérieur de frontières reconnues, fiables, dans un domaine viable. Ils sont prêts à se battre pour cela. On ne peut que les appouver.

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crédit photo : Le Monde des religions

 

 

Y a-t-il une solution ? 

Il est certain qu'aucune solution n'est possible avec le Hamas. Quand un mouvement préfère le suicide collectif à la recherche de la Paix, aucune discussion n'est possible. La paix passe nécessairement par l'écrasement du Hamas. Dans l'idéal, ce serait aux Palestiniens, sous l'égide du Fatah, de réaliser ce travail. Mais il n'en a pas du tout les moyens, il n'en a peut-être pas le désir, et surtout, quelle est la position des habitants de la bande de Gaza ?

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crédit photo : Israel Defense Force

 

A mon petit niveau d'ignorant, je crois pouvoir donner les grandes lignes incontournables dun processus de paix futur :

1) Qu'un organisme extérieur -l'Europe ou les États-Unis par exemple- appelle à la Paix, tende la main sans relâche, dix ans, vingt ans s'il le faut, aux Israeliens et aux Palestiniens qui veulent la Paix. Que des institutions internationales soient prêtes à s'engager, à entrer en guerre contre ceux, Israeliens ou Palestiniens, qui veulent la guerre. Afin que cette guerre ne soit plus la guerre d'un camp contre l'autre, mais celle des artisans de paix contre les fauteurs de guerre.

2) Qu'une mission militaire de l'ONU soit définie clairement : mission militaire, destinée à détruire tout matériel militaire illégal. Seules les armes gérées par un gouvernement palestiniens favorable à la Paix et celle d'un état Israelien favorable à la paix seront acceptées. Les autres seront recherchées, confisquées, détruites par cette mission. Le combat militaire contre les factions militaires illégales doit être clairement inscrit dans cette mission.

Mettez vous à la place du Fatah, mettez vous à la place d'Israël : est-il possible de se dire favorable à la paix, est-il possible de renoncer à l'usage des armes, face au Hamas ? Ce ne sera possible que si une mission militairement forte, politiquement indiscutable, déterminée à combattre, reçoit une mission claire et acceptée par l'un et l'autre !

3) Cesser la guerre, c'est bien, il faut surtout préparer la paix ! Israel a droit à sa sécurité, les Palestiniens ont droit à un Pays. Je connais les arguments des uns et des autres pour refuser cette paix, pour refuser cet état. Ce sont des arguments périmés.

- Israël ne disparaîtra pas, les pays arabes doivent, enfin, accepter cet ilôt non musulman et fortement occidentalisé. Les pays arabes ont tout à gagner au contact de ce pays fortement industrialisé,  maîtrisant les plus hautes technologies.

- Les Palestiniens semblent totalement réfractaires à l'idée d'un retour de la Palestine dans le giron jordanien. Pour l'essentiel, les Palestiniens d'aujourd'hui voient la Jordanie comme un élément de leur histoire ancienne, comme les Savoyards regardent leur histoire italienne avec sympathie mais sans nostalgie. L'État palestinien est aujourd'hui une condition incontournable du retour durable à la paix.

Pour préparer la paix, il faut qu'Israeliens et Palestiniens négocient deux territoires viables et  unis, des structures politiques garantissant les droits des Palestiniens vivant en Israel comme ceux des Israeliens vivant en Palestine. Il faut qu'Israel et le futur état palestiniens s'engagent résolument dans des programme de développement économiques communs. Il faut que les gouvernements s'engagent à promouvoir la bonne entente entre les deux peuples.

Pour que cette paix soit durable, il faut qu'Israël et Palestine, d'une même voix, impliquent ensuite leurs voisins dans un processus commun.
 
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