Souvenez vous de la loi Veil :

Article 1er : "La loi garantit le respect de tout être humain dès le commencement de la vie. Il ne saurait être porté atteinte à ce principe qu'en cas de nécessité et selon les conditions définies par la présente loi".

Pourtant très vite, l'IVG "de confort" est devenue la règle. Il n'est nullement besoin d'apporter quelque justification que ce soit pour pratiquer une IVG, donc tuer, délibérément, un être humain. Entre les intentions annoncées et la réalité, il y a eu une évolution, (positive ou négative : là n'est pas la question) dans le sens du moindre contrôle. Comme en témoigne l'article de Wilkipedia sur l'IVG et l'IMG :

"Avec la loi Veil, l'interruption médicale de grossesse (IMG) peut alors être pratiquée selon des conditions très particulières et bien définies :

  • Volonté de la mère,
  • Maladie grave et incurable dans l'étendue des connaissances actuelles de la science,
  • Autorisation d'experts,
  • Pas d'autres alternatives.

La Loi Veil légalise également l'IVG.

Il ne faut pas confondre l'IMG et l'IVG, cette dernière étant pratiquée sous l'unique volonté de la mère dans un délai en France de 14 semaines d'aménorrhées (soit 14 semaines depuis le premier jour des dernières règles, à ne pas confondre avec les semaines de grossesses dont le délai est à présent porté à 12), alors que l'IMG n'a pas de limites dans le temps et peut être pratiquée à tout instant de la grossesse dans le cas de malformations graves du fœtus ou encore en cas de danger vital pour la mère.(article 111 alinea 20)" (source : wikipedia)

Pour le rédacteur de cet article, comme pour la majorité des Français, la Loi autorise l'avortement, purement et simplement, du moment qu'on est dans le délai de 14 semaines. L'article 1 et son "Il ne saurait être porté atteinte à ce principe qu'en cas de nécessité" n'existent pas.

Légiférer aujourd'hui sur l'eutahnasie, c'est ouvrir la porte aux mêmes dérives. Aujourd'hui, les défenseurs de l'euthanasie réclament le droit de "mourir dignement". Je ne partage pas leurs convictions, mais je comprends que, dans certains cas extrèmes, on puisse accepter de devancer une mort proche et inéluctable.

Mais les dérives sont prévisibles.  Il est certain qu'un jour, certains médecins accepteront, sous la pression de familles pugnaces, de tuer un humain condamné, certes, qui souffre, oui, mais a choisi de vivre sa vie jusqu'à sa fin naturelle ; un jour, pour sauver un jeune en attente de greffe, on se laissera aller à anticiper la mort d'un accidenté en fin de vie, mais dont l'organe attendu est encore sain. Autoriser l'euthanasie, c'est ouvrir la porte en grand à de telles dérives, et peut-être pire encore. Comme cela s'est pratiqué récemment, on verra des personnels hospitaliers se débarasser de malades "lourds", prétendument en accord avec eux. Cela arrive déjà aujourd'hui, une loi légalisant l'euthanasie va aggraver la situation.

Est-il vraiment nécessaire de légiférer ? Des euthanasies, il y en a, tous les ans, peut-être tous les jours. Certaines entraînent des procès, d'où les familles et les médecins sortent le plus souvent acquittés : les tribunaux sont capables de clémence quand l'acte est commis par amour et dans le respect du souhait du malade. Mais c'est un tribunal qui en décide, pas un soignant isolé.

 

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